Groupe 1 (voiture, moto) : visite seulement si une incapacité apparaît.
Groupe 2 (poids lourd, bus) : visite avant la première délivrance, puis à chaque renouvellement.
Ton pays peut être plus sévère que la directive, et beaucoup le sont.
Deux groupes, deux régimes
La différence n'est pas une question de gravité mais de logique. Pour le groupe 1, la visite est une exception déclenchée par un signal :
Groupe 1: Les candidats doivent faire l'objet d'un examen médical s'il apparaît, lors de l'accomplissement des formalités requises, ou au cours des épreuves qu'ils sont tenus de subir avant d'obtenir un permis, qu'ils sont atteints d'une ou de plusieurs des incapacités mentionnées dans la présente annexe.
Directive 2006/126/CE, annexe III, point 3. Consulté le 24 août 2026.
Pour le groupe 2, elle est la règle, sans condition de déclenchement :
Groupe 2: Les candidats doivent faire l'objet d'un examen médical avant la délivrance initiale d'un permis et, par la suite, les conducteurs sont contrôlés conformément au système national en vigueur dans l'État membre de résidence normale où a lieu le renouvellement de leur permis de conduire.
Directive 2006/126/CE, annexe III, point 4.
La phrase qui explique les différences entre pays
Relis la fin du point 4 : conformément au système national en vigueur dans l'État membre de résidence normale. La directive n'impose donc pas de périodicité européenne. Elle renvoie au système national.
C'est la raison pour laquelle un collègue d'un autre pays peut passer sa visite à un rythme différent du tien sans que personne soit en infraction. Il n'existe pas de calendrier européen unique pour le groupe 2.
Et ton pays peut aller plus loin
Les États membres pourront exiger, lors de la délivrance ou de tout renouvellement ultérieur d'un permis de conduire, des normes plus sévères que celles mentionnées dans la présente annexe.
Directive 2006/126/CE, annexe III, point 5.
Voilà pourquoi il ne sert à rien de comparer ta situation à celle d'un chauffeur d'un autre pays pour savoir ce qui s'applique à toi. La directive fixe un minimum ; ce que tu dois réellement faire se lit dans le droit de ton pays de résidence.
Pour la pratique française concrète (périodicité, médecin agréé, dépassement de date), voir la visite médicale du permis poids lourd.
La résidence normale, pas la nationalité
Le point 4 parle de l'État membre de résidence normale. Ce n'est ni ta nationalité, ni le pays de ton employeur, ni celui de la plaque du camion.
Pour un chauffeur qui vit dans un pays et travaille dans un autre, c'est une distinction qui compte : c'est le pays où tu résides qui détermine le régime de renouvellement.
Ce que la visite examine
L'annexe III ne se limite pas à dire quand la visite a lieu. Elle énumère ensuite les domaines examinés, en commençant par la vision, puis l'audition, l'appareil locomoteur, les affections cardiovasculaires, le diabète, les affections neurologiques, l'usage d'alcool ou de drogues, et les affections rénales.
Pour chacun, elle distingue à nouveau les deux groupes, avec des exigences plus strictes pour le groupe 2. Le détail de la vision est traité sur notre page la vue et le permis groupe 2.
À lire aussi
Sources
- Directive 2006/126/CE relative au permis de conduire, annexe III, points 3, 4 et 5. Office des publications de l'Union européenne
Les textes sont repris mot pour mot de la version française publiée au Journal officiel de l'Union européenne, consultée le 24 août 2026. La directive fixe des normes minimales ; la périodicité réelle et la procédure relèvent du droit national de ton pays de résidence. Une directive (UE) 2025/2205 réforme ce cadre, mais nous n'avons pas pu ouvrir sa version française lors de la rédaction et nous préférons ne rien en citer avant vérification.
À l'arrêt ? Regardez où il reste de la place.
Les conducteurs signalent eux-mêmes ce qu'ils voient. Parking complet, bouchon, danger, travaux. Ouvrez l'appli et ne roulez plus seul.